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L'ortie injustement mal aimée

Généreuse, riche en protéines, en fer et en vitamines A et D, elle a tout bon.

On trouve l'ortie un peu partout dans les forêts, aux abords des routes, parmi des ruines, et, le plus souvent, là où on ne l'attend pas. Paradoxalement elle est un peu sauvage et se laisse difficilement cultiver.

Ses poils, fragiles, urticants contiennent des substances irritantes provoquant des rougeurs sur la peau mais pas de panique, en cas de morsure, si vous n'avez pas de plantain à frotter dessus et à proximité, passez un peu de salive sur les endroits irrités cela apaisera la sensation douloureuse.

Pourquoi, dans ces conditions, vouloir cultiver cette plante ? Les Grecs s'en servaient pour soigner la toux, la turberculose, et pour stimuler la pousse des cheveux. Les Romains, quant à eux, l'utilisaient en flagellation thérapeutique. Nos aïeux n'étaient pas en reste dans son utilisation et connaissaient bien ses nombreuses vertus. Ils s'en servaient abondamment dès les printemps, en cure parce qu'elle nettoie les intestins, le foie, le sang. Elle régule la glycémie, empêche la goutte, lutte contre les hémorroïdes et l'ostéoporose. Plus précisément :

Les parties aériennes (fleurs et feuilles) luttent : - par voie interne : contre les Inflammations des voies urinaires, les calculs rénaux, les douleurs arthritiques ou rhumatismales ainsi que les rhinites allergiques dites rhume des foins. - Par voie externe : contre les douleurs arthritiques et rhumatismales.

Les racines, quant à elles, luttent : contre l'hypertrophie bénigne de la prostate et par là même contre les difficultés de miction.

Savez-vous planter des orties ? Pour une bonne germination, semez les graines en pépinière dès la fin de l'été, dans un terreau fertile. Au mois d'octobre, repiquez-les. Si vous omettez de le faire, attendez le début du printemps.

Vous pouvez également, à la fin de l'hiver, mettre les graines dans le réfrigérateur durant quelques jours puis semer-les à l'abri du froid avant de les repiquer au milieu du printemps dans un sol léger, fertile situé dans zone un peu humide et ombragée.


La cueillette des orties Pas facile, à première vue, d'empoigner des orties sans subir ses morsures. Quelques précautions s'imposent : Si vous n'avez pas de gants, prenez-les dans le bon sens du poil, c'est-à-dire, du bas de la tige vers le haut. Pour plus de sécurité, lors de votre cueillette passez-vous, à plusieurs reprises, la main dans les cheveux avant de les cueillir (paume et dos de la main). Ce geste est à renouveler jusqu'à la fin de votre cueillette.

L'ortie* en cuisine Fraîche, elle se cuisine comme les épinards à l'étouffée, à la poêle, en salade (plutôt les jeunes pousses), en gratin, en potage (elle se marie très bien avec les oignons, l'oseille). Séchée, on en use comme d'un condiment. Associée au basilic, vous pouvez en saupoudrer vos tomates. On l'utilise aussi en tisane et décoction.

(*) Sachez que l'ortie, une fois séchée et/ou cuisinée, perd ses effets urticants.


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